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MUSES & STYLISTES

A LA RENCONTRE DE LAURENT PHILIPPON

mercredi, décembre 20th, 2017

« Il est primordial de rendre la personne la plus belle et la plus crédible possible »

Grand nom de la coiffure, complice des plus grands photographes et fashion designers, Laurent Philippon a fait ses classes auprès de l’iconique Monsieur Alexandre et de pointures de la coiffure à l’instar de Sam McKnight, Orlando Pita ou Julien d’Ys. Directeur artistique de Bumble & Bumble, ses produits révolutionnaires nous surprennent et nous enchantent. Interview à coeur ouvert.

 La coiffure : une histoire de famille ?

Absolument ! Mon père était coiffeur pour homme. Il avait un salon de coiffure donc j’ai grandi dans un salon. J’ai fait mes premiers shampoings sur un tabouret car je n’étais pas assez grand. Mon frère a repris le salon familial et aujourd’hui mon neveux est mon premier assistant.

Comment est née votre passion pour votre métier ?

Le déclic est venu petit à petit en coiffant mes amies. Je vivais dans un petit village, je prenais ce que je trouvais, j’essayais de faire des boucles et toutes sortes de choses. J’avais déjà compris le pouvoir de transformation de la coiffure. J’ai commencé mon apprentissage à l’âge de 15 ans, et là j’ai compris que ça me plaisait beaucoup. J’ai très vite participé à des concours régionaux, puis nationaux. J’avais cette volonté de réaliser quelque chose qui sort de l’ordinaire et de me mesurer à d’autres jeunes coiffeurs.

Un grand moment dans votre carrière ?

Quand j’ai eu 18 ans, j’ai été appelé par le service militaire et c’est à ce moment là que je suis arrivé à Paris. Tous mes samedis étaient libres donc j’étais coiffeur le week-end chez Alexandre de Paris, Avenue Matignon. Alexandre est un virtuose de la coiffure, un monument de l’histoire de la coiffure.

A la fin de mon service militaire, j’ai été embauché en tant qu‘assistant d’Alexandre: un moment clé dans mon parcours car Alexandre coiffait Chanel, Dior, Givenchy, Lacroix…. D’un seul coup, j‘ai compris que l’on pouvait être coiffeur dans la mode. A ses cotés, j’ai coiffé des personnalités fascinantes d’Elizabeth Taylor à Saint-Laurent dont je suis ensuite devenu le coiffeur personnel pendant deux ans: un moment privilégié !

L’expérience ou la collaboration la plus exigeante de votre carrière ?

Chaque expérience est exigeante car, peu importe le projet, j’aime sortir de ma zone de confort, j’aime entrer dans l’univers d’un photographe, le comprendre et lui servir dans ce qu’il recherche à travers la coiffure.

On a adoré Hair : Fashion and fantasy . Pouvez-vous nous en parler ?

La sortie du livre a été un grand moment car j’avais eu du mal à trouver un éditeur. Je suis très persévérant et j’ai finalement décroché une publication. Le livre a été édité à 25,000 exemplaires. C’était l’aboutissement d’un rêve de pouvoir expliquer mon point de vue sur la coiffure tout en invitant des coiffeurs à témoigner dans les pages de mon livre et de faire une vraie relation entre les codes esthétiques de la mode et l’histoire de la coiffure. La coiffure est très liée aux cultures locales, la comprendre c’est appréhender l’histoire, les codes d’une époque

Un outil indispensable ?

Sans hésiter: le Dyson Supersonic. Je ne peux plus m’en passer. Il était temps qu’il y ait une révolution, le sèche-cheveux n’avait pas évolué depuis les années 50.

Bumble & Bumble pour vous c’est… ?

C’est la marque qui est vraiment à la pointe du styling, la marque rock’n’roll, funky, proche de la mode, présente dans tous les kits de coiffeurs studio. On peut créer tellement de matières différentes, ce sont des produits qui se mélangent très bien. Il y a une infinité de manière d’utiliser les produits Bumble & Bumble.

Quelque part, Bumble & Bumble c’est moi aussi car ça fait 24 ans que j’y suis !

Une femme devrait toujours avoir dans son sac :…. ?

Je dirais plutôt qu’une femme ne devrait jamais avoir dans son sac un peigne en plastique.

Un jeune photographe ?

J’aime beaucoup Hugo Comte.

Le projet que vous rêveriez que l’on vous propose ?

Le meilleur est toujours à venir. J’aimerais collaborer avec d’autres très belles maisons à l’instar de Gucci ou Saint-Laurent.

[Crédit photo : Mohamed Khalil]

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